Archives mensuelles : août 2016

Pokémon GO : un mois de chasse

pokémon_go

Voilà maintenant un mois jour pour jour que Pokémon Go est disponible en France. Dire que le jeu se sera fait attendre ne surprendrait personne. Dès son annonce, avec son trailer vendeur de rêve, l’attente était déjà placée très haute. Bon, pour le moment, le trailer tient plus de l’utopie que du reste. Mais l’expérience n’en reste pas moins géniale.

pokémon_go

Lorsque j’ai commencé l’aventure, j’ai pris mon sac à dos, une bouteille d’eau et un brumisateur pour explorer la ville. Je n’avais jamais autant marché dans Nice dans la même journée : je suis allé un peu partout, en solitaire au début, accompagné ensuite. Je n’hésitais pas à discuter les joueurs proches de moi pour avoir des infos sur l’emplacement d’un Pokémon en particulier. Il faut dire que la personne qui joue à Pokémon GO en plein rue se remarque à des kilomètres. Souvent passant de l’écran de son smartphone à ce qu’il y a en face de soi, elle est aussi du genre à avancer dans une direction pour revenir sur ses pas, plus souvent qu’un touriste n’ayant pas emprunté la bonne rue. La batterie de mon iPhone a tenu l’espace de cinq heures avec la luminosité au maximum, soleil oblige. Heureusement, ma batterie externe a pu faire le job le reste du temps.

Comme les versions consoles, je me concentre plus sur l’aspect collectionnite que bataille, ne serait-ce que parce que le système de combat (dans Pokémon GO, pas dans Pokémon XY et consorts) est raté car totalement imprécis et brouillon. Pour la chasse, entre Nice et Monaco, il y a plutôt de quoi faire. J’ai une dizaine de Pokéstop entre chez moi et le boulot et il y a souvent des leurres posés durant les heures de déjeuner. Je mange souvent dehors maintenant d’ailleurs. Je me suis rendu au Jardin Albert 1er (à Nice) à plusieurs reprises et à différentes heures de la journée. Ça ne désemplit pas, de jour comme de nuit. Et je trouve ça bien. Le Jardin Albert 1er se trouve non loin de là où l’on peut venir se receuillir pour les victimes du 14 juillet 2016. Il n’y a pas de débordement où autre bêtise qui sont commises et le fait de voir en permanence du monde sur la Promenade des Anglais montre que l’on n’oublie pas et que l’on continue à vivre. Les gens viennent avec leurs serviettes voire leur chaises pliables pour ceux qui n’aiment pas le contact avec l’herbe. Quoiqu’il en soit, tout le monde est muni de sa batterie externe, alliée indispensable de toute bonne session de chasse qui se respecte.

pokémon_go

pokémon_gopokémon_gopokémon_go

 

 

 

 

 

Les apparitions des Pokémon rares suscitent des réactions assez folles. Cela dit, je dois avouer que ça a son charme de voir une horde de joueurs courir à la rencontre d’un Dracaufeu. Plus que cela, ce sont les réactions des gens alentours qui sont assez amusantes à voir. Il y a en toujours qui sont dans le désespoir le plus total face à cela. Les éternels râleurs face aux phénomènes de masse brandiront le spectre du « parce que tu avais besoin de ça pour parler avec des gens ? ». Mais ils trouveront toujours le moyen de se plaindre face à quelque chose de populaire en étant d’emblée hermétique à la chose. Il n’est pas rare que ce genre de personnes aient pour (vaine) tentative d’argument les nombreux titres de journaux indiquant un accident « à cause » de Pokémon GO. Je les plains plus qu’autre chose.

La chose qui m’a surpris – et dans le bon sens – est sans conteste le fait de voir tout le monde  jouer. C’est très simple : du fan qui attend les nouvelles moutures sur 3DS à celui qui connait Pikachu sans savoir qu’il est l’évolution de Pichu, pas une « catégorie » de personne n’y est pas allé de sa petite session d’essai. Il faut dire que très rares sont les personnes qui ne connaissent pas au moins une poignée de Pokémon de la première génération. Une autre chose que apprécie également, c’est de voir X ou Y parler avec Z alors qu’ils ne se connaissent ni d’Eve ni d’Adam. Je ne compte plus le nombre de personnes avec qui j’ai pu échanger (en français comme en anglais) pour savoir où se trouver tel ou tel Pokémon, de quelle équipe ils font partie (#TeamIntuition FTW). La plupart des joueurs que j’ai pu croiser sont pour la plupart des membres de l’équipe Rouge. Il y a également quelques Bleus. Mais les Jaunes (dont je fais partie) se comptent sur les doigts de la main. La tendance Rouge/Bleue s’est plus ou moins répartie aujourd’hui. Pour les membres de mon équipe, leur nombre est toujours aussi faible et c’est limite si je suis surpris quand quelqu’un me dit en faire partie.

En un mois, voilà ce que mes expéditions ont donné :

  • 124.32 km parcourus (dont une vingtaine le premier jour)
  • 92 Pokémon capturés pour 93 vus (je t’aurai Magmar)
  • 0,99 € dépensés en achat in-app
  • un Pokémon (Flagadoss) avec 1207 PC en bestiole la plus puissante (je n’ai fait évoluer personne)
  • 167716 poussières d’étoile
  • la batterie de l’iPhone qui a dû être rechargé une à deux fois quotidiennement

Je me souviens que jouer à Pokémon était mal vu il y a quelques années. Voir que la tendance s’est inversée est assez rigolo. Être questionné sur un Pokémon par quelqu’un qui ne jure que par les sorties en boîte ou le tuning (j’extrapole) constitue une sorte de revanche sur la vie (là j’extrapole OVER 9000). Non, plus sérieusement, je trouve ça bien que l’on ne parle plus de Candy Crush, que l’on soit spammé par des quémandeurs de vie pour passer au niveau suivant (en attendant une mise à jour en ajoutant 3450). Il est indéniable que Pokémon fait partie de ces choses connues par un bon grand nombre. Le cliché on ne peut plus vu et revu du geek associal restant chez lui et ne sortant que pour aller acheter la nouvelle extension en version Collector de World of Warcraft n’a plus lieu d’être ici.

En trois mots : attrapez-les tous !