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Glee

Glee

Attention, risque de spoils pour qui n’aurait pas vu certains épisodes. Non pas que la série soit du genre à être gâchée si certaines choses sont connues, mais au moins, je vous aurais prévenu.

Après 6 saisons 121 épisodes entre 2009 et 2015, Glee tire sa révérence. Avec les séries de plus en plus nombreuses aujourd’hui, rares sont celles qui prennent fin parmi celles que je suis actuellement (The Walking Dead ou Game of Thrones notamment). La dernière série dont j’ai vu l’écran de fin était How I Met Your Mother l’année dernière. Si les histoires de Ted Mosby se sont avérées être de moins en moins intéressantes à suivre au fil des saisons, le cas de la chorale de losers l’a été encore plus.

Cependant, ça serait mentir que de dire que Glee est une série que je n’ai pas su aimer. Le jeu de mots est facile mais je dirai que le show est un gleety pleasure (obvious jeu de mots). J’avais lancé le premier épisode sans trop y croire et pour changer des comédies au format vingt minutes. C’était en 2009 donc. J’avais commencé la série sur le tard, plus ou moins à quelques épisodes de la fin de la première saison. Et j’ai rattrapé le tout en quelques jours. La première saison avait des allures de grand n’importe quoi mais avec un ridicule totalement assumé, une sorte de fraicheur qui convenait tout à fait à ce que je cherchais dans une série. On peut dire que j’étais ce que l’on appelle un gleek (contraction à la Pokémon de Glee et de Geek). Je ne connaissais pas tout les morceaux qui passaient à la moulinette de la reprise mais ça ne m’empêchait pas d’apprécier les performances. Les trois premières saisons (la saison 1 plus particulièrement) sont les plus réussies. Dans les grandes lignes, Glee a pour thème la volonté d’un professeur d’espagnol de vouloir constituer une chorale. Il va y parvenir mais elle sera constituée de tout sauf des personnes les plus populaires du lycée. Pour le meilleur et pour le pire.

Glee

Les trois premières saisons étaient bonnes. La première plus que les autres. Ca partait dans tout les sens au niveau du scénario/prétexte à partir de la saison 2 mais il y avait toujours une ligne directrice qui consistait à ce que les élèves du Glee Club passent leurs examens en fin de saison 3. Entre temps, des nouveaux personnages ont été introduits à l’intérêt allant de la très bonne idée (Blaine) au sans intérêt (Rory). Heureusement, les reprises de morceaux sont dans l’ensemble réussies, au même titre que les chorégraphies. Certaines parviennent même à être meilleures que l’originale. Ayant les yeux plus gros que le ventre, les producteurs sont allés jusqu’à faire des épisodes spéciaux sur certains artistes (Madonna, Britney Spears – deux fois, Michael Jackson, Katy Perry/Lady Gaga, The Beatles) ou bien des films (Grease, Rocky Horror Picture Show). Le succès allant, une tournée (Glee on Tour) a même eu lieu avec une projection du concert au cinéma en 3D. Une émission de télé-réalité (Glee Project) a même été mise en place pour dénicher les meilleurs candidats qui apparaîtraient dans quelques épisodes (Rory justement). J’étais allé voir le truc et ai même le Blu-Ray et j’étais le seul garçon dans la salle. Quand je parlais de gleety pleasure, je n’invente rien. Cette envie de bouffer à tout les râteliers a eu pour conséquence une irrégularité croissante au fil de la centaine d’épisodes. La saison 4 a voulu en faire toujours plus au niveau du scénario/prétexte avec d’un côté les pérégrinations de Rachel à New-York et de l’autre le Glee Club avec des nouveaux personnages qui n’ont aucun intérêt pour la plupart. Comme pour justifier les moments dans la chorale, certains anciens y sont toujours. Les moins intéressants.

La saison 4 aurait eu un intérêt légitime si elle s’était simplement concentrée sur Rachel et son passage post Glee Club avec une bonne fin pour que tout le monde soit content. Mais non. Puis Cory Monteith (celui qui jouait Finn Hudson) décède durant le 13 juillet 2013 alors que la saison 5 est déjà datée pour reprendre en septembre avec un double épisode spécial The Beatles. C’est alors l’épisode 5×03 (intitulé The Quaterback – Finn Hudson jouait au football américain) qui lui rendra hommage. Mais the show must go on et la cinquième saison reprend son rythme de croisière ensuite avec des épisodes à l’intérêt discutable mais qui se regardent toutefois. Adam Lambert et Demi Lovato y camperont même deux personnages sans aucun intérêt durant quelques épisodes. Le clou est enfoncé avec la sixième saison qui ne contient (mal)heureusement que treize épisodes. Nouveaux personnages (dont un joueur de football américain comme Finn Hudson) fortement dispensables, Rachel et Kurt qui prennent les rênes du Glee Club, les anciens qui reviennent pour disparaitre l’épisode d’ensuite, ça s’éparpille, et pas pour le meilleur. Idem sur les reprises musicales plus aussi réussies qu’à ses débuts. Même le finale n’était pas exceptionnel. Mais ça ne m’a pas empêché d’avoir les larmes aux yeux à plusieurs reprises durant les deux derniers épisodes. On se refait pas.

En dehors de ce bordel ambiant, la série a su toutefois ne pas faillir dans les messages véhiculés. De celles que je regarde, elle est assurément la seule à prôner autant l’acceptation. Mariages entre personnes du même sexe (gays et lesbiennes, comme ça pas de jaloux), handicapés, personnes en surpoids, personnes à la recherche de leur identité sexuelle, changement de sexe, Glee n’a pas fait dans la demie mesure sur le sujet. Et pour mieux faire passer le message, le tout s’est fait à coups de railleries balancées par les personnages tout en étant sérieux en même temps. Les piques lancées par Sue Sylvester (l’un des personnages phares de la série) ont permis de faire passer le mot sans que la série ne perde son humour corrosif.

Glee

Je savais que la série allait me plaire dès les premiers épisodes. Les reprises musicales sont un peu mon péché mignon et je peux dire avoir été servi tout au long des 746 performances des différents épisodes. J’ai beau m’être ennuyé sur pas mal d’épisodes mais je n’ai pas mis la série de côté pour autant. Ca peut paraître ridicule dit comme ça mais la série m’a permis de mieux m’accepter. Et rien que pour ça, je ne peux pas la détester.

Pompeii Academy

Après Non-Stop, ce sont deux films que j’ai vu le week-end dernier : Pompeii et Vampire Academy. Et autant dire que ça a été les montagnes russes au niveau de la qualité des films vus en l’espace d’une semaine. Car après le sans plus Non-Stop, Pompeii a rehaussé le niveau pour être mis plus bas que terre par Vampire Academy.

Pompeii

Pompeii, c’était bien. J’ai en tout cas été agréablement surpris car je m’attendais à quelque chose de sympa mais lourdingue, et au final, le tout se regardait facilement tout en étant prenant et dynamique. Et pour ne rien vous cacher, le physique avantageux Kit Harington (aka Jon Snow dans Game of Thrones) est agréable pour les yeux. Dommage toutefois que les deux Pathé à Nice (sur trois) qui le projetaient aient seulement mis la version française. J’espère pour ceux qui font l’affront de regarder Game of Thrones dans la langue de Molière, que Kit Harington n’a pas la même voix dans la série que dans Pompeii car elle ne lui correspond pas du tout. En tout cas, en un gif, voici mon avis sur le film :

kit haring ton

Quant à Vampire Academy… j’avais déjà trouvé RoboCop mauvais bien comme il faut (Samuel L. Jackson en présentateur télé, non mais sérieux), tellement qu’il était le premier film de l’année que je mettais dans ma liste des navets 2014. Vampire Academy entre à son tour dans cette prestigieuse catégorie et a de grandes chances d’être indétrôné. La raison pour laquelle nous nous sommes infligés cela (nous étions quatre) est toute simple et indépendante de notre volonté. Nous étions à la base allés au ciné pour voir 300: Rise of an Empire. La séance était toutefois complète quand nous sommes arrivés. Le seul film qui allait commencer au moment de notre arrivée était Vampire Academy. Ceci explique cela comme on dit.

La bande annonce présentait le film comme une sorte de parodie de Twilight pour les vampires et de Harry Potter pour le côté école avec plein de gens sortis du lot à l’intérieur. Et puis le terme « Academy » est cantonné en France aux parodies d’autres films (Sex Academy, j’écris ton nom). L’affiche rose bonbon laissait sous entendre une fausse candeur que le slogan « Sang, Sexe et Coups Bas… une école (presque) normale » semblait affirmer. Il n’en était rien. Avant d’entrer dans la salle (l’une des plus petites du cinéma), j’ai eu la surprise de voir que le film était issu du livre du même nom. Soit. Le film commence au son de Bad Girls de M.I.A. et je me dis que ça ne peut être mauvais. Au moins pour les oreilles. Les dix premières minutes sont un mélange de n’importe quoi. Grosso modo, il y a un accident, un flashback, une morsure dans le cou, des dialogues en bois, une scène de baston avec des effets spéciaux en mousse et des explications inintéressantes sur les classes des personnages. Tellement sans intérêt que je vous les fais partager. Il y a trois espèces qui semblent exister :

  • les Moroï (les gentils) : les vampires qui vous veulent du bien. Ils ont la faculté de maîtriser l’un des quatre éléments, sauf Vasilisa Dragomir qui en maîtrise un cinquième, l’Esprit
  • les Strigoï (les méchants) : les vampires pas gentils qui ne peuvent être éradiqués qu’avec un pieu en argent dans le coeur, avec la tête en moins ou bien brûler genre poulet KFC
  • les Dhampir : entre humain et vampire, ils sont nés d’un père vampire et d’une mère humaine. Un peu comme les Sang-Mêlé chez la saga littéraire de J.K. Rowling. Ils sont destinés à éliminer les Strigoï. Dans le film, la Dhampir s’appelle Rosemarie Hathaway

Chaque Dhampir se voit confier la garde ad vitam eternam d’un Moroï lorsque ce dernier se voit recevoir « le baiser de l’ombre », qui n’est même pas un baiser à proprement parler mais un lien indescriptible entre les deux espèces. Ce bisou noirci permet aux Dhampir de pouvoir entrer en contact avec les Moroï pour savoir ce qu’ils font et où ils sont. Une sorte de puce GPS en quelque sorte. Rosemarie Hathaway va devoir ainsi nous faire subir le temps du film, la protection de Vasilisa Dragomir, dernière survivante de sa famille royale.

Vampire Academy

Si le film a, dans une certaine mesure, une qualité, c’est d’être décousu du début à la fin. Les scènes s’enchaînent avec pour fil conducteur la protection de la Moroï par la Dhampir mais des tas de passages sans intérêt viennent se greffer à la trame principale. Les visions à travers les yeux de la Moroï par la Dhampir qui sont censées pouvoir être faites tout les 36 du mois se font en un claquement de doigt et il aurait été plus simple qu’elles soient enchaînées toutes les deux en permanence pour nous éviter ces passages inutiles. En décortiquant le titre, « Vampire » est là parce qu’il y a quelques canines qui sont montrées. « Academy » par contre est là pour faire beau. Tout au mieux, un descriptif de dix secondes est fait sur les quatre éléments. Et imagés, au cas où l’on confondrait le feu avec l’air. L’intégralité des personnages est dénué de personnalité et il est difficile de s’attacher à un personnage. Même Bella Swan de Twilight est un personnage charismatique à côté de Rosemarie Hathaway (la moldue) et Vasilisa Dragomir (la vampire). Je ne sais par contre ce qu’il en est au niveau de la fidélité au livre du même nom mais ça ne donne pas envie d’en savoir plus sur leur histoire.

Vampire Academy est à fuir de toute urgence. Ca tombe bien, le film a disparu des écrans niçois. Pour les autres villes projetant encore cet immondice, fuyez le tel un Edward Cullen qui fuit le soleil pour éviter de briller. Et en un gif, mon avis sur ce truc de plus d’une heure et demie :

kidding me

Arrêtez tout

Je suis allé voir Non-Stop avec un ami. Alors qu’une amie m’avait averti que c’était mauvais, un autre m’a dit le contraire mais sans être le film de l’année toutefois. Sur Internet, une critique indiquait que le film n’était même pas digne du téléfilm du dimanche soir. Ma tolérance aux films même les plus mauvais étant plus que permissive et le fait que le synopsis me donnaient envie ont fait que j’ai assisté à l’une des séances. Et je me suis ennuyé.

Lorsque je vais au cinéma (à savoir souvent), plusieurs critères font en sorte que je peux qualifier une séance d’ennuyeuse. Le film en lui-même en est toujours la cause, indéniablement, mais les raisons qui font que, varient selon le genre de film. Un film d’action où certains passages virent au film d’auteur (pour extrapoler) ou alors une comédie où je ne rigole pas en sont des exemples. Quand je m’ennuie devant un film au cinéma, je fais alors partie de ces abrutis finis (appelons un chat un chat) qui utilisent leur portable pour faire autre chose que regarder l’heure. Je le fais toutefois discrètement avec la luminosité au minimum. Et puis j’ai un iPhone 5c et non un Galaxy Note 3 donc ça attire moins l’oeil. Regarder l’heure justement est signe que j’ai l’impression de perdre mon temps devant l’écran. En fait, je dirai que l’ennui se pointe quand il se passe ceci :

  • les pensées culinaires : quand je commence à penser à ce que je vais manger ensuite, c’est que je suis plus là
  • le changement de position : j’essaie de bouger de mon siège pour tenter d’insuffler un peu d’action au film que je regarde
  • le portable (version horaire) : histoire de voir le temps qu’il reste avant la fin et/ou depuis combien de temps je suis devant ce que je regarde
  • le bâillement : ça m’arrive souvent quand je vais au cinéma après le boulot mais ce n’est pas bon signe quand j’y vais en plein après-midi
  • le portable (version mec lourd) : là, je décroche du film pendant quelques secondes les yeux rivés sur mon mobile mais il y a moyen de sauver les meubles
  • le sommeil profond : n’en jetez plus, le film que je regardais est mou du genou

non stop

Ca donnait pourtant envie à la lecture du synopsis : Bill Marks (interprété par Liam Neeson) est un sky marshall qui va embarquer dans un avion pour Londres dont le trajet sera mouvementé.
Durant le vol, il reçoit un message de la part de quelqu’un qui se trouve être dans l’avion et qui lui ordonne de verser 150 millions de dollars sur un compte bancaire, sous peine de voir un passager du vol perdre la vie toutes les vingt minutes. Le gros souci du film est son manque de rythme. Alors que les passagers ne se savent pas en danger, Liam Neeson semble vouloir prendre tout son temps pour trouver l’auteur des messages anonymes. Et la centaine de minutes que dure le film semble s’étirer sur bien plus.

non stop

Même Julian Moore (qui avait de biens meilleurs rôles dans Carrie et Don Jon récemment) ne parvient à sauver le film qui est bourré de clichés. Entre le zoom sur le passager d’origine orientale pour mettre la puce  l’oreille quant au fait qu’il peut être l’auteur des messages ou la fêlure du héros qui a perdu sa fille avec un objet la symbolisant à un moment clé du film pour montrer qu’elle est toujours là, la sauce ne prend pas.

Les 150 passagers de l’avion sont quelconques et ceux mis en avant ont le charisme d’une huître avariée. Quitte à faire dans le consternant, Julian Moore parvient à réparer les mobiles oxydés en tapant sur la batterie tandis qu’un autre peut hacker un mobile en employant des mots techniques mis à bout à bout pour faire genre.

Si la bande annonce donnait plutôt envie de voir le film, le tout est au final bien fade. Banal dans son déroulement et jamais à la hauteur de la tension que pourrait occasionner la réception de ce type de message, Non-Stop ne vaut pas le coup de s’arrêter pour le voir. Ou alors, le titre est à prendre au pied de la lettre mais pour se diriger vers une autre salle projetant un autre film. S’il fallait la faire courte, voici l’impression que j’avais en regardant le film en un gif :bored