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Katy Prismatic

Prismatic World Tour
IMG_4793IMG_145936 semaines séparent le moment où j’ai eu ma place pour le concert et où il a eu lieu. Autant dire que j’attendais le Prismatic World Tour avec impatience. Je n’avais jamais vu Katy Perry en live et l’occasion était trop belle pour passer à côté. Comme pour Justin Timberlake, elle fait partie des artistes que j’apprécie tout particulièrement et dont j’ai acheté le Blu-Ray de leur précédente tournée sans l’avoir regardé pour maintenir le suspense. Il y a des choses que je ne peux expliquer et cette chose en fait partie.

Je ne sais plus depuis combien de temps je me suis mis à vraiment écouté ce qu’elle fait, mais il me semble que ça remonte à la période où Teenage Dream est paru. Alors oui, je savais que c’était elle qui avait chanté l’entêtant I Kissed a Girl mais je n’y avais pas prêté plus d’attention que ça. Le monde de la pop féminine est assez singulier, avec la prétention au titre de Queen of Pop, Princess of Pop et j’en passe. Lire les commentaires sur Internet dès qu’un article ayant pour thème Madonna, Lady GaGa, Britney Spears, Christina Aguilera ou Ke$ha (à l’époque où elle s’appelait encore comme ça) oscille entre le ridicule et le risible. Ca me fait penser à la gueguerre des consoles mais en plus hargneux. Bref, tout ça pour dire que les morceaux de Katy Perry sont ceux que j’appelle des « easy listening » : des paroles et des mélodies qui restent en tête, des airs plutôt gais et qui peuvent tourner en boucle sur l’iPod. Ce n’est pas pour rien que j’ai cumulé plus de 2000 écoutes de la demoiselle en quatre ans et demi.

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Capture d’écran de mon profil Last.fm au 23 février 2015

Quand Prism, son dernier album est paru, je l’avais pré-commandé sur iTunes. Oui, j’aime bien acheter les trucs que j’affectionne. Quand Roar a été dévoilé, la première écoute m’avait laissé de marbre. Sans pour autant être un mauvais morceau, il n’y avait pas le truc qui faisait que. Il y a ensuite eu Dark Horse et Walking on Air qui avaient été mis en vente avant la sortie aussi et qui par contre m’ont ravi. Le cheval ténébreux est d’ailleurs mon morceau préféré de l’album.

Comme pour Justin Timberlake, je m’étais fait la promesse de prendre une place de concert dès lors que les dates étaient connues. Bien que la tournée ait commencé en mai 2014, il a fallu attendre plusieurs mois avant que son passage en France ne soit confirmé. A Montpelier et à Lyon. Hasard du calendrier, il s’avérait que mon jour de repos tombait en même temps que son passage à Lyon. Le temps de poser des congés pour ne pas partir et revenir comme un voleur, de commander les billets d’avion et c’était plus qu’un long compte à rebours.

IMG_1273 20 février dernier : arrivée à Lyon. J’ai commencé à faire la queue en début d’après-midi et il n’y avait pas grand monde. J’étais dans la file d’attente pour les possesseurs de billets pour être au plus près de la scène. Quitte à vivre le truc, autant le faire en évitant d’être à plusieurs mètres de là où tout se passe. Ca avait été le cas pour le concert de Beyoncé et Jay-Z et il fallait que je me contente de regarder les écrans géants. Quand l’entrée dans la salle a pu se faire, j’ai réussi à me placer bien comme il faut pour ne pas être gêné par quelqu’un de plus grand que moi. Comme à chaque concert, certaines personnes sont tombées dans les pommes avant même que ça ne commence. La différence de température sûrement.

IMG_1278Charli XCX s’est assurée de faire la première partie. Je ne connaissais cette dernière que brièvement après l’avoir entendu avec Icona Pop pour I Love It ou faisant cavalière seule dans Boom Clap dont l’air me disait quelque chose sans savoir que le morceau s’appelait ainsi. Un peu comme quand on connaît quelqu’un sans pouvoir mettre un prénom dessus. Je dois dire qu’elle a plutôt su nous mettre en jambe avant l’arrivée de Katy Perry. Comme à chaque première partie, ça fait patienter de bien meilleure manière qu’avec des morceaux qui tournent en fond sonore entrecoupés de pubs sur les écrans. C’est durant une bonne demie-heure qu’elle a mis le feu au poudre avant l’explosion prismatique de miss Perry.

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Quand les lumières se sont éteintes pour laisser place à ce que j’attendais depuis des mois maintenant, la joie était totale. L’intro de la demoiselle s’est faite sur Roar (forcément) et les morceaux se sont enchaînés sans discontinuer. Si je devais qualifier le show en quelques mots, ça donnerait quelque chose comme « c’est aussi coloré qu’un arc-en ciel et c’est aussi délicieux pour les yeux qu’un pot de Nutella à la cuillère ». Visuellement, c’est tout bonnement exceptionnel. Si vous aimez les couleurs. Les tenues qu’elle porte durant les différents actes oscillent entre le lumineux et flash en passant par l’extravagant. Mais toujours dans la gaieté. Impossible de ne pas décrocher un sourire devant le spectacle. Celui-ci était donc découpé en plusieurs actes, avec un interlude entre chacun d’entre eux pour lui laisser le temps de se changer. Voici d’ailleurs comment je les surnommerais ainsi que le détail de chacun d’entre eux.

IMG_1307 IMG_1310 IMG_1312 IMG_1326Neon Light
Roar / Part of Me / Wide AwakeThis Moment x Love Me

Des danseurs avec des néons de toutes les couleurs sont apparues sur scène une fois le début de show lancé. Au centre de la scène, une pyramide, qui s’ouvre pour y faire apparaître Katy Perry en son centre. Avec une tenue toute aussi lumineuse qui aurait sa place au Cyberdog de Londres, elle a entonné Roar, ce morceau que je trouvais sympa sans plus. Mais ça c’était avant, l’entendre en live le rendant plus impressionnant. S’en est suivi Part of Me dont j’avais oublié l’existence et je ne sais pourquoi, la chanson étant l’une de mes favorites. Parce que l’on dit bien « jamais deux sans trois », c’est Wide Awake dans une version réarrangéee et encore plus réussie que l’originale qui a retenti. Clairement mon passage préféré du concert et dont il me tarde de revoir la prestation en Blu-Ray. Ce premier acte s’est conclu par This Moment et Love Me où elle a pris son premier bain de foule.

IMG_1334 IMG_1338 IMG_1474 IMG_1348Egypt
Dark Hose E.T.Legendary LoversI Kissed a Girl

Après les néons, place au sable fin et aux pyramides avec le thème de l’Egypte. C’est sur Dark Horse que le thème a logiquement commencé et c’était certainement le passage que j’attendais le plus. C’est sur un cheval qu’elle a fait son retour avant de se retrouver suspendue dans les airs pour interpréter E.T., puis de faire joujou avec deux de ses danseurs (dont le sublime Lockhart Brownlie – celui derrière elle sur la troisième photo) sur Legendary Lovers. C’est ensuite dans une version remixée que le morceau qui l’a faite connaître a été repris par la salle, pleine et enjouée. Il s’est d’ailleurs terminé par des momies qui brûlent autour d’elle. Je vais aller loin dans la signification du truc en disant que c’est comme si elle nous disait que le passé est derrière elle. Ouais j’suis comme ça, j’aime bien interpréter les choses.

IMG_1355 IMG_1356 IMG_1358 IMG_1360Katycat
Hot n Cold / International Smile x Vogue

C’est après un interlude rempli de chats que Katty Perry a fait sa montée sur scène en étant habillée dans une version plus gaie de Catwoman. Ses gloires passées ont été remixées avec brio car c’est une version jazz de Hot n Cold que l’on a pu entendre avant d’avoir un smash up entre International Smile et le Vogue de Madonna. Quand je parlais de Queen of Pop justement plus haut, voilà qu’un de ses morceaux est repris par la Prêtresse de la Pop.

IMG_1376 IMG_1382 IMG_1388 IMG_1389 Flower Live
By the Grace of God / Double Rainbow / Unconditionally

Britney Spears le sait mieux que personne : chanter ou danser, il faut choisir. Et voilà pourquoi elle use et abuse de play back. Ce n’était heureusement pas le cas de Katy Perry qui chantait par dessus la bande histoire que l’on en ait pour notre argent. Ce triplé de morceaux issus de son dernier album s’est fait intégralement en live avec un micro en forme de tournesol et des tenues aussi colorées qu’un champ de fleurs. Malheureusement pour moi, elle les a chantés en se mettant dos à ceux qui étaient dans la Fosse avant (zone appelée Reflection Section), et j’ai dû me contenter de regarder les écrans et/ou d’admirer son dos. Une fille a pu monter sur scène pour faire un selfie avec la chanteuse que tout le monde ici était venu voir.

IMG_1390 IMG_1391  IMG_1473 IMG_1397 Colorful
Walking on Air / This is How We Do x Last Friday Night (T.G.I.F.)

C’est dans un interlude avec tout plein de smileys et autres symboles des 80′s que son retour sur scène s’est passé. Après Dark Horse, Walking on Air est mon morceau préféré de son nouvel album et comme son l’indique, elle a marché dans les airs en étant suspendu à un nuage qui a parcouru une partie de la salle. C’est This is How We Do mashupé (ce mot n’existe pas mais on fait comme si) avec Last Friday Night qui a ensuite été interprété en live dans une version hyper colorée avec tout plein d’émojis sur les écrans géants ainsi qu’un tacots volant ou un smiley gonflé à l’hélium qui flottaient dans la Halle Tony-Garnier.

IMG_1412 IMG_1417 IMG_1418 IMG_1422Colorful II
Teenage Dreams / California Gurls

Retour aux couleurs fluorescentes comme au début avec les deux morceaux les plus connus de son précédent album qui, avec le poids des années (j’exagère à peine) sont toujours aussi de qualité.

IMG_1425 IMG_1428  IMG_1433 IMG_1436More colorful than Colorful I + II
Birthday

Le premier rappel a eu lieu avec Birthday qui ferait passer les actes précédents pour des passages en noir et blanc tant les couleurs pétaradaient ici. Elle a fait monter une fille sur la scène qui a eu la chance de pouvoir s’asseoir sur le trône pour recevoir des cadeaux. Le moment était assez gênant car l’heureuse élue semblait 1) cacher sa joie et 2) était rivée à son portable en tentant désespérément de faire un selfie avec une Katy qui chantait en live son morceau qui passerait crème en générique de fin de feu Club Dorothée. Elle s’est ensuite envolée et a fait le tour de la scène en étant confortablement assise sur un trapèze. Les confettis ont explosé dans la salle avant qu’elle n’en revienne en son centre avant de s’éclipser.

IMG_1442 IMG_1445 IMG_1449 IMG_1450 Prism Vision
Firework

Un second rappel a eu lieu et le finale s’est fait sur l’un des meilleurs morceaux de l’album Teenage Dream et résume assez bien ce que je me suis pris dans la figure durant un peu moins de deux heures. Pour ajouter plus de « waow » à la chose, le morceau était proposé en « Prism Vision », des lunettes kaléidoscopiques qui ajoutaient des effets d’explosion, un peu comme les lunettes 3D mais en plus impressionnant. Les écrans faisaient jaillir des feux d’artifice qui explosaient autour d’elle.

Je savais que Katy Perry avait un univers particulier et cette démonstration à Lyon en est le meilleur exemple. Je savais que j’allais apprécier le spectacle mais je ne pensais pas être autant époustouflé que ça. C’est la première fois que je payais autant pour voir quelqu’un en concert (95 €) mais je ne regrette pas un centime d’euro investi dans le billet. J’irais même encore plus loin en disant que si j’avais pu faire la date à Montpelier qui avait eu lieu trois jours avant, je l’aurais fait. Au chapitre des regrets, deux choses : la première concerne les passages où elle nous tournait le dos. Alors oui, la scène triangulaire qui fait que quand elle se trouve sur l’un des sommets fait logiquement en sorte que tu la voies de dos. Je me dis qu’il valait mieux ça (elle était face à moi 90% du temps) que de la voir en permanence mais en étant loin. Second petit bémol : elle n’a pas chanté Ghost, The One That Got Away et Thinking of You lors de la partie que j’ai appelé Flower Live. Mais bon, il y a eu Part of Me, Wide Awake et Dark Horse :)

Justiiiiiiiiiiiiin

JTCela fait maintenant deux semaines que j’ai enfin vu Justin Timberlake en concert pour la première fois de ma vie. Son dernier passage en France remonte à il y a plusieurs années et je n’y avais pas assité. Monsieur Thym Beurre Lac, comme j’aime à l’appeler phonétiquement en français, avait aussi décidé de faire un break dans la musique pendant beaucoup trop longtemps à mon goût. C’est donc dans des films à la qualité variable (de l’excellent The Social Network au décevant In Time) que je pouvais l’apercevoir. Ce qui n’était pas pour me déplaire, l’ex de Britney Spears (instant coup de vieux) ayant un physique qui s’est bonnifié avec le temps.

JT

Quand son retour dans la musique s’est fait, j’étais donc naturellement en joie. Histoire de bien faire les choses, ce sont deux albums qui sont annoncés à quelques mois d’intervalle. Certains peuvent légitiment crier à l’overdose programmée mais ça serait la fine bouche de ne pas en vouloir beaucoup après des années d’absence. Le résultat s’est avéré déroutant mais néanmoins plaisant. Entre Tunnel Vision, Let the Groove Get In, True Blood, Cabaret ou Murder (pour n’en citer que quelques uns), mes oreilles ont entendu les paroles un bon nombre de fois.

Alors quand une tournée a été annoncé avec un passage au Stade de France, l’occasion était trop belle pour que je ne la saisisse. J’ai réussi à avoir ma place en Pelouse Or (il faut bien) le jour de la mise en vente des places, le 7 octobre dernier. Elles sont parties dans les minutes qui ont suivies et j’ai eu de la chance d’en avoir une. Pour vous faire une idée de ma volonté d’avoir un emplacement privilégié (comprendre hors tribune ou pelouse classique), j’étais prêt à aller à Londres pour cela. Il y passait en plus le jour de mon anniversaire. Enfin bref.

Les congés posés, je me suis alors dirigé vers la capitale le week-end dernier. J’étais arrivé aux alentours de 15:00 pour une ouverture des portes à 18:30 et un concert qui débutait à 20:00. Première déconvenue : j’ai attendu dix bonnes minutes dans la mauvaise file. Un mal pour un bien cependant car celle où j’étais véritablement était moins longue que la précédente. Pour tuer le temps avant de mettre les pieds dans le stade, c’est sa discographie que j’ai écouté. L’iPhone ayant une batterie qui est ce qu’elle est, j’avais pris les devants en achetant une batterie externe pour jouer les paparazzos durant le concert. Et elle m’a bien servi car je n’étais pas encore dans le stade que ma batterie avait perdu les 2/3 de sa capacité.

The 20/20 XP

Une fois à l’intérieur, j’étais à quelques mètres de la scène et c’était nickel chrome. La pluie qui tombe par rafales l’était beaucoup moins par contre. Je n’avais pas de parapluie mais il y en avait tellement qu’ils m’ont couvert. Il faut savoir que la pluie nous aimons autant qu’un supporter de l’OM porte le PSG dans son coeur. Au hasard mais c’est l’image qui m’est venue en rédigeant cet article. Avec un morceau de Justin Timberlake dans les oreilles tiens.

Une fois le show commencé, j’étais perdu et avais totalement oublié l’attente de six heures avant que ça ne commence, la pluie par rafales et les jambes exténuées. Je vais pas faire dans le résumé morceau par morceau mais il a commencé par Pusher Love Girl puis a enchaîné sur Rock Your Body (aka MA chanson). Il n’en fallait pas plus pour que je sois ravi au plus haut point.

La tournée a beau être pour défendre ses deux galettes composant sa 20/20 Experience, ses anciens morceaux ont été l’occasion de beugler à tout va leurs paroles. SexyBack, Señorita, Like I Love You ou encore Cry Me a River (qui était de circonstance car il a plu de nouveau pendant le concert), nous étions de vrais karaokés humains.

JT

Un entracte de dix minutes a eu lieu. Je ne sais pas si c’était pour nettoyer la scène qui était trempée mais son absence m’a permis de reprendre mes esprits. De constater également que nous étions un bon nombre aussi dans le stade. Son retour s’est fait dans les cris pour une seconde partie plus instrumentale (piano, guitare) ou grands moyens techniques avec une scène qui s’est déplacée durant Let the Groove Get In au centre du stade. Rien que ça. Du coup, je me retrouvais à devoir le regarder se déhancher de très loin et je me suis dit que ceux qui sont en tribune ne devaient rien voir du tout depuis le début.

2 heures et 30 minutes : voilà le temps qu’a duré ce qui est mon meilleur concert à l’heure qu’il est. Je savais pertinemment que j’allais adorer mais je ne pensais pas que ça serait à ce point.