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Pompeii Academy

Après Non-Stop, ce sont deux films que j’ai vu le week-end dernier : Pompeii et Vampire Academy. Et autant dire que ça a été les montagnes russes au niveau de la qualité des films vus en l’espace d’une semaine. Car après le sans plus Non-Stop, Pompeii a rehaussé le niveau pour être mis plus bas que terre par Vampire Academy.

Pompeii

Pompeii, c’était bien. J’ai en tout cas été agréablement surpris car je m’attendais à quelque chose de sympa mais lourdingue, et au final, le tout se regardait facilement tout en étant prenant et dynamique. Et pour ne rien vous cacher, le physique avantageux Kit Harington (aka Jon Snow dans Game of Thrones) est agréable pour les yeux. Dommage toutefois que les deux Pathé à Nice (sur trois) qui le projetaient aient seulement mis la version française. J’espère pour ceux qui font l’affront de regarder Game of Thrones dans la langue de Molière, que Kit Harington n’a pas la même voix dans la série que dans Pompeii car elle ne lui correspond pas du tout. En tout cas, en un gif, voici mon avis sur le film :

kit haring ton

Quant à Vampire Academy… j’avais déjà trouvé RoboCop mauvais bien comme il faut (Samuel L. Jackson en présentateur télé, non mais sérieux), tellement qu’il était le premier film de l’année que je mettais dans ma liste des navets 2014. Vampire Academy entre à son tour dans cette prestigieuse catégorie et a de grandes chances d’être indétrôné. La raison pour laquelle nous nous sommes infligés cela (nous étions quatre) est toute simple et indépendante de notre volonté. Nous étions à la base allés au ciné pour voir 300: Rise of an Empire. La séance était toutefois complète quand nous sommes arrivés. Le seul film qui allait commencer au moment de notre arrivée était Vampire Academy. Ceci explique cela comme on dit.

La bande annonce présentait le film comme une sorte de parodie de Twilight pour les vampires et de Harry Potter pour le côté école avec plein de gens sortis du lot à l’intérieur. Et puis le terme « Academy » est cantonné en France aux parodies d’autres films (Sex Academy, j’écris ton nom). L’affiche rose bonbon laissait sous entendre une fausse candeur que le slogan « Sang, Sexe et Coups Bas… une école (presque) normale » semblait affirmer. Il n’en était rien. Avant d’entrer dans la salle (l’une des plus petites du cinéma), j’ai eu la surprise de voir que le film était issu du livre du même nom. Soit. Le film commence au son de Bad Girls de M.I.A. et je me dis que ça ne peut être mauvais. Au moins pour les oreilles. Les dix premières minutes sont un mélange de n’importe quoi. Grosso modo, il y a un accident, un flashback, une morsure dans le cou, des dialogues en bois, une scène de baston avec des effets spéciaux en mousse et des explications inintéressantes sur les classes des personnages. Tellement sans intérêt que je vous les fais partager. Il y a trois espèces qui semblent exister :

  • les Moroï (les gentils) : les vampires qui vous veulent du bien. Ils ont la faculté de maîtriser l’un des quatre éléments, sauf Vasilisa Dragomir qui en maîtrise un cinquième, l’Esprit
  • les Strigoï (les méchants) : les vampires pas gentils qui ne peuvent être éradiqués qu’avec un pieu en argent dans le coeur, avec la tête en moins ou bien brûler genre poulet KFC
  • les Dhampir : entre humain et vampire, ils sont nés d’un père vampire et d’une mère humaine. Un peu comme les Sang-Mêlé chez la saga littéraire de J.K. Rowling. Ils sont destinés à éliminer les Strigoï. Dans le film, la Dhampir s’appelle Rosemarie Hathaway

Chaque Dhampir se voit confier la garde ad vitam eternam d’un Moroï lorsque ce dernier se voit recevoir « le baiser de l’ombre », qui n’est même pas un baiser à proprement parler mais un lien indescriptible entre les deux espèces. Ce bisou noirci permet aux Dhampir de pouvoir entrer en contact avec les Moroï pour savoir ce qu’ils font et où ils sont. Une sorte de puce GPS en quelque sorte. Rosemarie Hathaway va devoir ainsi nous faire subir le temps du film, la protection de Vasilisa Dragomir, dernière survivante de sa famille royale.

Vampire Academy

Si le film a, dans une certaine mesure, une qualité, c’est d’être décousu du début à la fin. Les scènes s’enchaînent avec pour fil conducteur la protection de la Moroï par la Dhampir mais des tas de passages sans intérêt viennent se greffer à la trame principale. Les visions à travers les yeux de la Moroï par la Dhampir qui sont censées pouvoir être faites tout les 36 du mois se font en un claquement de doigt et il aurait été plus simple qu’elles soient enchaînées toutes les deux en permanence pour nous éviter ces passages inutiles. En décortiquant le titre, « Vampire » est là parce qu’il y a quelques canines qui sont montrées. « Academy » par contre est là pour faire beau. Tout au mieux, un descriptif de dix secondes est fait sur les quatre éléments. Et imagés, au cas où l’on confondrait le feu avec l’air. L’intégralité des personnages est dénué de personnalité et il est difficile de s’attacher à un personnage. Même Bella Swan de Twilight est un personnage charismatique à côté de Rosemarie Hathaway (la moldue) et Vasilisa Dragomir (la vampire). Je ne sais par contre ce qu’il en est au niveau de la fidélité au livre du même nom mais ça ne donne pas envie d’en savoir plus sur leur histoire.

Vampire Academy est à fuir de toute urgence. Ca tombe bien, le film a disparu des écrans niçois. Pour les autres villes projetant encore cet immondice, fuyez le tel un Edward Cullen qui fuit le soleil pour éviter de briller. Et en un gif, mon avis sur ce truc de plus d’une heure et demie :

kidding me